2016, l'année du bio

Cette année sera officiellement le millésime de la certification en AB (Agriculture Biologique) de nos vins rouges.

 

Mais rentrons dans le détails.

 

Qu'est ce que le bio a changé pour nous ?

Dans un premier temps, c'est l'anticipation. En bio, pas le droit à l'erreur, pas de chimie pour rattraper le coup. C'est pourquoi il nous faut toujours anticiper et donc travailler en préventif. Nous avons découvert notre sol sous un nouvel angle, sol qui n'est plus un support mais qui est vivant. Et nous ne parlons plus de mauvaises herbes, mais de plantes indicatrices. Autre sujet, nous travaillons plus sur le recyclé, recyclable et réutilisable. C'est une des raisons pour lesquelles vous trouverez de nos emballages cartons (caisses ou Vinibags) qui ont déjà eu une vie avant d'être entre vos mains !

 

Quels sont les travaux du bio à la vigne ?

Dès la fin de l'hiver, la vigne est taillée puis les bois sont mis au sol pour être broyés. C'est le système du BRF (Bois Raméal Fragmenté) appliqué un rang sur deux. Dans l'autre rang, l'engrais vert semé à l'automne continue de pousser. Il est broyé dès sa floraison (avril). Ce même rang sera travaillé si la météo le permet et si les besoins de la vigne s'en font ressentir (mai) ! Pendant ce temps, le cavaillon (sol situé sous le rang de vigne) est entretenu avec nos différents moyens : 

  • soit à l'ancienne avec des charrues
  • soit avec un intercep moderne (de la marque Naturagriff), des brosses métalliques.

Dans l'idéal, il faudrait que le sol ne soit jamais nu, même l'été. Nous développons des techniques de paillage ou de mulch mis en place grâce aux engrais vert. Dans la même optique, nous ne tondons jamais l'herbe, mais l'écrasons grâce à un rouleau. Pour la petite histoire, nous n'avons pas tondu depuis l'été 2012.

 

Et les pesticides alors ?

En bio, la question est réglée ! Pas de pesticides, seuls la fameuse Bouillie Bordelaise (sulfate de cuivre) et le soufre sont admis. Nous pouvons rajouter quelques insecticides à base de substances naturelles. Nous avons aussi droit à utiliser des produits un peu plus "exotiques" comme des huiles essentielles, des purins (orties, prêles, etc…), des argiles (kaolinite, bentonite).

 

Dans le chai, ça se passe comment ?

Ca se passe comme avant. Il faut dire que l'on avait pris pour habitude de ne pas utiliser de produits chimiques pour rectifier ou masquer tel ou tel défaut. Par exemple, nous n'utilisons pas de levures qui développent les arômes (banane, fraise, etc…) sur nos vins rouges.

 

Pourrait-on aller plus loin dans le bio ?

Alors je crois que oui ! Mais c'est l'expérience et les expérimentations que dessineront notre avenir. Je pense qu'il y a pas mal de choses à explorer du côté des purins, décoctions (prêle, ortie, consoude, fougère, ail) et des huiles essentielles (expérimentations du Château les Belles Filles). Il ne faut pas aussi oublier la lune. Les biodynamistes y prêtent une attention particulière pour leurs travaux dans les vignes et au chai (cf nos cousins du Château Brethous). Et nous devrions être plus calé en agronomie, que l'on devrait nommer agrologie : la science des sols.

 

 

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